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Saguenay
Partenariat entre le centre de prévention du
suicide et la coopérative funéraire
Par Stéphane Bégin
Article publié le 7 février 2007
dans le le journal Le Quotidien
Après le suicide, il y a le deuil
Le Centre de prévention du
suicide 02 (CPS 02) entend s'adresser davantage
aux familles endeuillées par le suicide d'un
proche au cours de sa prochaine campagne
sociétale.
Au cours d'une conférence de
presse, le responsable du secteur communautaire
du CPS 02, Laurent Garneau, et la porte-parole
des coopératives funéraires de la région,
Brigitte Deschênes, ont livré les grandes lignes
de cette campagne qui vise à dire collectivement
non au suicide.
"Nous voulons effectivement nous
adresser davantage aux familles endeuillées,
indique M. Garneau. Mais ça va se faire en
complémentarité avec ce que nous faisons depuis
des années et qui est de prévenir le suicide
dans la population en général."
"Il ne faut pas oublier que les
gens qui vivent un deuil souffrent beaucoup.
Ceux qui le vivent à la suite d'un suicide ont
une double souffrance et le font souvent en
silence. Le suicide demeure un phénomène encore
méconnu pour plusieurs", explique Laurent
Garneau.
La campagne sociétale se réalise
donc en partenariat avec le CPS 02 et les
coopératives funéraires de la région, soit la
Résidence funéraire du Saguenay, l'Alliance du
Royaume, la Coopérative funéraire du Fjord et la
Résidence funéraire Lac-Saint-Jean.
"Dans les salons funéraires, nous
sommes les premiers à rencontrer les familles
endeuillées. Nous avons formé un groupe
d'entraide Grandir ensemble. Le deuil, c'est un
travail progressif. Ça ne se règle pas en trois
jours ou en trois mois", précise Brigitte
Deschênes.
Celle-ci a ajouté que les
familles cachaient le suicide d'un proche, il y
a 30 ans. Aujourd'hui, les gens du CPS sont
invités au salon funéraire pour ramasser les
dons.
"Les gens l'admettent davantage,
mais la détresse reste toujours là. Et les
familles ont besoin d'aide", ajoute Mme
Deschênes.
Toujours trop
Au plan régional, les dernières
statistiques disponibles en termes de suicide
indiquent que 48 personnes se sont enlevé la vie
en 2004, une diminution par rapport à 2003,
alors qu'il y avait eu 61 suicides.
"La situation s'améliore et nous
souhaitons que ça va se continuer en ce sens",
reprend M. Garneau.
D'ailleurs dans le but de bien
faire comprendre le message, un documentaire de
deux minutes sera diffusé sur les ondes de
certaines stations de télévision.
De plus, l'émission de 60
minutes, intitulée "Survivre au suicide d'un
proche", permettra au juge Michael Sheennan,
dont le fils s'est enlevé la vie, à Brigitte
Deschênes, à Audrey Tremblay, du CPS 02, à Jean
Gagné, prêtre modérateur et à Laurent Garneau,
d'exprimer la souffrance, le désespoir, mais
aussi l'espoir.
Le comédien et humoriste de
Chicoutimi, Michel Barrette, racontera dans un
bref message de 30 secondes qu'il a déjà eu
besoin lui aussi d'aide à un moment de sa vie où
il croyait ne plus avoir d'espoir.
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